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La Dame au Camélia

La Dame au Camélia

Chacun est libre d’interpréter nos œuvres à sa manière, selon son regard, son vécu et ses propres émotions. Chaque ressenti est personnel et précieux. Mais si vous souhaitez découvrir la réflexion qui nous a guidés dans la création de cette œuvre, en voici l’histoire.

 

À travers ce tableau à l’encre de Chine, nous avons voulu rendre hommage aux femmes coréennes victimes de l’occupation coloniale japonaise en Corée. Plus particulièrement, cette œuvre évoque les femmes réduites à l’esclavage sexuel par l’armée japonaise entre 1932 et 1945. Beaucoup étaient très jeunes, parfois âgées de seulement 12 à 19 ans. Elles ont été arrachées à leur vie, privées de liberté, enfermées dans un système de violence, d’humiliation et de souffrance.

Après la guerre, beaucoup ont aussi été contraintes au silence, comme si leur histoire devait disparaître avec elles.

 

Nous avons choisi de représenter le camélia, une fleur à la fois délicate et résistante. Son rouge évoque la douleur, le sang versé, mais aussi la force intérieure de ces femmes. Le noir, lui, rappelle le deuil, l’enfermement et l’ombre que cette histoire a laissée derrière elle.

Avec le travail de l’encre, nous voulions apporter une forme de douceur, malgré la gravité du sujet. Les traces, les contrastes et les mouvements de l’encre permettent d’exprimer à la fois la fragilité, la blessure, mais aussi une forme d’espoir. Par la posture du personnage, nous avons voulu montrer l’oppression, l’impossibilité de respirer pleinement, de grandir librement, comme une fleur empêchée de s’ouvrir.

 

Ce tableau cherche à mettre en lumière une mémoire trop longtemps ignorée. Pour nous, il ne s’agit pas seulement de raconter une violence passée, mais aussi de rappeler la dignité de celles qui l’ont subie. Ces femmes ont été blessées, effacées, réduites au silence, mais leur histoire continue d’exister et mérite d’être regardée en face.

 

La Dame au camélia est un hommage à leur force, à leur dignité et à leur mémoire. C’est une manière de dire que certaines douleurs ne doivent pas être oubliées, même lorsqu’elles dérangent, même lorsqu’elles ont longtemps été mises de côté.

 

Plus d'information : https://www.ybpkstudio.com/post/les-femmes-cor%C3%A9ennes-face-%C3%A0-l-esclavage-sexuel-militaire-au-xxe-si%C3%A8cle

 

Note : Ce texte et nos œuvres ne visent en aucun cas à condamner le peuple japonais dans son ensemble, ni les générations actuelles. Notre intention est de dénoncer un système d’oppression et de violence mis en place par l’armée et les autorités impériales japonaises de l’époque. Cette œuvre interroge aussi le silence qui a entouré cette histoire après la guerre, dans un contexte politique international où certaines souffrances ont été minimisées, déplacées ou trop longtemps ignorées.

  • Matériel

    A3 : Papier Photo "Glossy" 300g/m²

    A2 : Papier Couché 180g/m²

    A1 & A2 : Photo Gloss Papier photo glacé résistant à l'eau 190g/m²

  • Taille

    A2 : 420 x 594 mm

    A1 : 594 x 841 mm

    A0 : 841 x 1189 mm

  • Expedition

    1 à 7 jours ouvert

50,00 €Prix
Quantité
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